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jan 04 2012

Inde Espoir 2012 : le projet

Qu’est ce que l’association Inde-Espoir ?

Née en 1980 d’une collaboration entre des jésuites indiens et français, l’association Inde-Espoir envoie chaque année 40 à 80 jeunes – par équipes de 15 à 20 -  dans des villages ou petites villes de l’Inde du Sud pour y réaliser des constructions utiles aux populations les plus pauvres du pays, dalits (intouchables) ou tribals : écoles, centres communautaires, dispensaires, maisons d’habitation, etc.

Concrètement, cela se passe ainsi : en janvier, des jeunes sont invités à constituer une équipe, sous la responsabilité d’un jésuite accompagnateur, pour prendre en charge la réalisation d’un projet de chantier. Ce projet a été sélectionné par l’association Inde-Espoir, parmi ceux qui lui ont été soumis par ses partenaires indiens. Chacun, avant d’être admis dans l’équipe, vérifie dans un entretien avec l’accompagnateur que ses motivations correspondent bien à la proposition Inde-Espoir et prend les engagements listés ci-dessous. L’équipe ainsi constituée a pour premier objectif de collecter, avant la mi-juin, les fonds nécessaires au financement des constructions prévues : ciment, briques, matériaux divers, salaires des maçons locaux, etc. Elle se réunit régulièrement pour apprendre à se connaître, se familiariser (par des échanges, des lectures) avec les réalités culturelles, politiques, sociales, religieuses de l’Inde, et régler quelques questions pratiques (visas, vaccins, billets d’avion, etc.)

L’été venu, l’équipe part travailler sur le chantier pendant 4 semaines (travail de coolies – manœuvres – au service des maçons locaux), tout en vivant dans le village ou le quartier. Vient ensuite le temps de découvrir le pays, pendant environ deux semaines (ou même davantage pour ceux qui ont le temps), par petits groupes, au gré de chacun. En tout, avec le trajet Aller-Retour, il faut compter six bonnes semaines.

Depuis 30 ans, les « French students » d’Inde-Espoir ont ainsi réalisé plusieurs centaines de constructions. Les liens personnels qui se sont tissés avec les Indiens qui, sur place, organisent les chantiers et accueillent les groupes offrent une sérieuse garantie que les projets proposés sont vraiment utiles et qu’ils sont désirés par les bénéficiaires eux-mêmes, dont beaucoup travaillent avec les jeunes Français, puis achèvent les constructions après leur départ. Grâce à eux, les groupes sont accueillis dans de bonnes conditions sur le plan de l’hygiène et de la sécurité (même si le confort est sommaire) et trouvent des interlocuteurs désireux de les introduire aux réalités du pays.

On objecte parfois à cette formule que, la main-d’œuvre locale étant abondante et touchée par le chômage, les jeunes pourraient se contenter, pour aider les plus pauvres, d’envoyer en Inde l’argent récolté et de passer tranquillement leurs vacances en Europe. Ce serait  méconnaître deux aspects essentiels de la proposition « Inde-Espoir » :

  • pour les dalits et les tribals (dont le contact est considéré comme « impur » par les Indiens des autres castes), il est très important de voir des Européens venir jusqu’à eux pour les rencontrer, travailler avec eux, manger ou boire dans leurs maisons, jouer et chanter avec leurs enfants, etc. Nos partenaires indiens nous l’assurent : cela contribue à leur rendre le sentiment de leur propre dignité, sans cesse bafouée dans leur société.
  • pour les jeunes Français, c’est une expérience forte de rencontre humaine et culturelle (et, pour beaucoup, spirituelle). Au retour, tous en témoignent : ils ont reçu bien plus qu’ils n’ont donné. En partageant la vie d’un village ou d’un quartier, ils peuvent, s’ils se donnent généreusement à l’expérience dans toutes ses dimensions (pas seulement celle du travail sur le chantier), découvrir ce peuple (sa culture, ses réalités sociales et politiques, ses religions, sa cuisine, etc.) bien mieux qu’à travers un voyage touristique.

Les volontaires d’Inde-Espoir se recrutent surtout – mais non exclusivement – à travers le réseau des aumôneries d’étudiants, mais la proposition s’adresse à tous ceux qui, croyants ou non, éprouvent un vrai désir de rencontrer une autre culture et de servir les plus pauvres, dans une expérience à la fois communautaire et personnelle. Pour ceux d’entre eux qui sont chrétiens et qui désirent vivre ce temps comme un moment fort de leur chemin spirituel, diverses propositions sont faites par l’accompagnateur : eucharistie quotidienne, temps de prière, relecture spirituelle de l’expérience, échanges sur tel ou tel point de la vie de foi.

A quoi s’engage-t-on en se portant candidat ?

  1. Entrer dans l’ « esprit Inde-Espoir », tel que décrit ci-dessus : l’objectif premier n’est ni le tourisme, ni la recherche de sensations fortes par le dépaysement, ni même le désir de « faire une bonne action » humanitaire ou de se rendre utile. C’est, à travers le service rendu aux plus pauvres du pays, de se mettre en situation de rencontrer vraiment des personnes, de s’intéresser aux réalités humaines, sociales, culturelles, religieuses, du peuple indien. Il s’agit aussi, en retour, de se laisser soi-même interroger, voire déranger, par cette rencontre. Si l’on n’éprouve pas ce désir, mieux vaut rester chez soi !
  2. Prendre une part active à la recherche du financement. L’équipe doit rassembler la somme de 25 000 Euros, avant la mi-juin, pour payer les briques, le ciment, les salaires des maçons locaux, etc. Ce montant peut sembler élevé, mais l’expérience montre que c’est tout à fait possible. Toutes les équipes ont atteint – et parfois largement dépassé – ce montant, grâce à divers moyens qui ont fait leurs preuves : appel à la générosité des parents et amis, mises en sacs dans des supermarchés, recherche de sponsors et de subventions publiques, quêtes à la sortie d’églises, etc.
  3. Etre présent aux 5 ou 6 réunions de l’équipe entre janvier et juin, dont les dates seront fixées ensemble. Toute absence à l’une de ces réunions (sauf cas de force majeure, et avec l’accord de l’accompagnateur) peut être une cause d’exclusion du projet. On peut aussi prévoir quelques rencontres plus informelles, pour mieux faire connaissance (week-end à la campagne, sorties restau, films indiens, etc.)
  4. S’investir sérieusement dans la préparation personnelle : lire des livres ou articles sur l’Inde, sa culture, sa religion, son système social, etc.
  5. Accepter tout ce qu’exige une vie d’équipe : partager les tâches, se soutenir mutuellement, respecter les différences, s’enrichir réciproquement dans l’échange… Individualistes, s’abstenir ! Il importe notamment d’accepter d’avance de participer activement aux temps d’échanges et de relecture qui seront proposés une ou deux fois par semaine pendant le chantier.
  6. Etre capable de s’adapter à un mode de vie peu confortable – coucher par terre, manger la même nourriture tous les jours – et de travailler sous la chaleur.
  7. Etre à l’aise en Anglais, qui est l’unique langue pour communiquer.
  8. Prendre quelques précautions de santé. Rien d’extraordinaire : quelques vaccinations à vérifier ou à faire. Sur place, respecter les consignes de prudence qui seront données.

Même si Inde–Espoir recrute surtout dans les aumôneries étudiantes, la participation est ouverte  aussi aux non-croyants qui acceptent de travailler dans les réseaux chrétiens, en collaboration étroite avec les prêtres et religieuses indiens qui ont fait le choix de servir les plus pauvres de leur société, et qui sont conscients qu’en tant qu’Européens ils seront perçus comme « chrétiens ». Tous, croyants ou non, doivent manifester un grand respect et un véritable intérêt pour les réalités religieuses de l’Inde ; tous sont invités à vivre cet engagement comme une expérience « spirituelle », au sens large du mot, c’est-à-dire dans une disposition à se laisser changer par la rencontre de l’autre.

La liberté de chacun sera évidemment respectée quant à la participation aux temps de prière qui seront proposés.

projet 2012

UNE ECOLE POUR  SHORAPUR

Voici le projet pris en charge cette année par l’équipe qui se constitue sous ma responsabilité.

Le projet : construction d’une école

Les jésuites qui se sont implantés il y a peu dans ce village très pauvre demandent à Inde-Espoir de construire l’école, où seront scolarisés essentiellement des enfants dalits.

Lieu : Bourg de Shorapur, au cœur de l’Etat du Karnataka

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Dates

  • Chantier : du 3 juillet soir au 27 matin. Il faut donc prendre l’avion au plus tard le 2 juillet matin. Ceux qui, étant libres en juin, préfèrent prendre le temps de « découverte de l’Inde » avant le chantier pour pouvoir revenir dès le début août, peuvent partir à la date qui leur convient.
  • Retour : autour du 15 août. Mais on peut revenir plus tôt si l’on a des impératifs, ou plus tard si l’on souhaite prolonger le temps de découverte. Décision à prendre au moment de l’achat du billet d’avion, vers février/ mars.

Coût à prévoir

D’après l’expérience des années précédentes, une estimation qui comprend tout – billet d’avion AR, trajets en Inde, frais de séjour (3 euros par jour environ), visa (70 euros),  éventuelles vaccinations, etc. – arrive à environ 1000 Euros pour les 4 semaines de chantier. Il faut ajouter, pour la période de découverte du pays, une somme qui dépend de sa durée et du niveau de confort que l’on s’accorde. Si l’on ne prend pas l’avion et si l’on se contente d’hôtels modestes, compter environ 80 euros par semaine.

Attention : chacun(e) doit s’arranger personnellement pour se procurer cette somme. Cette recherche de financement personnel ne doit en aucun cas interférer avec celle que l’équipe va mener collectivement pour rassembler les 25 000 euros du financement du chantier.

Cependant, si ce coût personnel constituait pour l’un ou l’autre candidat un vrai obstacle à sa participation, qu’il n’hésite pas à m’en parler : je lui proposerai une solution qui ne sera pas connue du reste de l’équipe.

P. Christian Mellon

06 48 19 78 03
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